La chenille processionnaire

Qui n’a pas déjà observé ces chenilles velues sur le sol, intrigué par ces longues processions d’insectes parfaitement ordonnées ? Gardez-vous cependant d’y toucher, sinon gare aux démangeaisons ! Découvrons ensemble ces nuisibles qui prolifèrent dans nos régions.

Qui est la chenille processionnaire ?

La chenille processionnaire n’est autre que la larve d’un papillon de nuit :

  • Celle du Thaumetopoea Pityocampa pour la chenille processionnaire du pin. Elle vit dans les pins du sud de l’Europe dont elle mange les aiguilles
  • Celle du Thaumetopoea Processionea pour celle du chêne. Elle vit dans les chênes des régions situées plus au nord de l’Europe dont elle se nourrit des feuilles.

Elle présente un corps brun foncé avec des tâches rougeâtres, un ventre jaune et une tête noire. Très velue, elle est recouverte de milliers de poils urticants. Équipes de petits crochets à leurs extrémités, ces poils se dispersent au contact ou sous l’effet du vent et libèrent de l’histamine. Ces poils apparaissent sur les chenilles de mi-mai à fin juin mais subsistent dans les nids même après leur abandon par les colonies de chenilles.

Ces chenilles se déplacent à la queue leu-leu, en longues processions, d’où leur nom, elles se nourrissent des aiguilles de pins. On décèle leur présence lorsqu’au stade IV de leur métamorphose, elles vivent dans un gros cocon blanc, accroché à l’extrémité des branches des arbres, où elles vont passer l’hiver. Au printemps, elles quittent ce nid en une longue procession pour aller s’enfouir dans le sol où se terminera la transformation en chrysalide.

Comment peut-on lutter contre la chenille processionnaire ?

Cela reste une affaire de pro ! Les poils restant urticants pendant des années, il ne faut pas tenter de détruire les nids soi-même au risque de disperser ceux-ci ! Différentes solutions vous seront proposées :

  • Brûler ou aspirer les nids, tôt dans la saison, c’est-à-dire avant que les poils ne deviennent urticants
  • Répandre des insecticides
  • Placer des pièges à phéromones pour capturer les mâles
  • Implanter des prédateurs naturels : le coucou, la mésange, le carabe (un coléoptère)

Faite appel à un professionnel spécialisé et équipé pour lutter contre les chenilles processionnaires. Sa destruction est absolument nécessaire, voire obligatoire et réglementée dans certains secteurs.

Quels sont les dangers de la chenille processionnaire ?

La chenille processionnaire peut projeter ses poils minuscules si elle se sent en danger ou simplement excitée. Ceux du nid peuvent être également simplement dispersés sous l’effet du vent. Ces poils libérant de l’histamine peuvent provoquer

  • Des démangeaisons 8 heures environ après le contact
  • Des œdèmes
  • Des inflammations des muqueuses de la bouche, des vomissements et des douleurs abdominales en cas d’ingestion
  • Des conjonctivites et des lésions oculaires pouvant aller jusqu’à la cécité
  • Des irritations des voies respiratoires avec éternuements, maux de gorge, difficultés de déglutition et pour respirer
  • Une nécrose de la langue chez les animaux domestiques ayant léché la zone irritée
  • Éventuellement, des réactions allergiques.

Dans l’immédiat, les poils peuvent être enlevés avec du papier collant avant un rinçage abondant. Une consultation chez le médecin ou l’ophtalmologiste selon les cas sera obligatoire ! Chez les personnes allergiques, une vigilance extrême s’impose. Une réaction allergique s’aggravant à chaque ré-exposition, un nouveau contact avec des poils urticants de chenilles processionnaires peut aller jusqu’au choc anaphylactique et entraîner la mort…

ECO PEST